L’exercice budgétaire de la commune

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Un exercice complexe d’équilibre entre les dépenses et les recettes de l’année.

Comme la gestion du budget familial, la commune ne connait jamais à l’avance l’ensemble de ses recettes constituées de dotations de l’état, des impôts locaux, de subventions et de recettes de services (locations, ventes de terrains…).

 

Pourquoi la commune investit ?

La commune continue à investir 3 359 296.56 d’euros en 2017 (budget global d’investissement) pour atteindre ses objectifs annuels : 

la réalisation de la Maison Départementale des Solidarités et de l’Insertion (MDSI), la plus grosse dépense,
du terrain de Padel,
du terrain multisport,
la réhabilitation du moulin,
la rénovation des trottoirs rue J. Baptiste Saint
et la réalisation du parking rue de Verdun.

Pour ne citer que ces aménagements, les plus récents, qui contribuent à améliorer le cadre de vie et les services à la population.

Notons que chacun des travaux déclenchés sont provisionnés et payés. Ce qui veut dire que la commune, les a prévus et les finance par différents moyens comme par exemple, des emprunts, ce qui est le cas d’une partie des dépenses engagées pour la réalisation de la MDSI.

 
Depuis plusieurs années la commune réalise de nombreux investissements. Ces réalisations permettent de récupérer une dotation annuelle d’investissement, la TADEM (Taxe Additionnelle aux Droits de Mutation) et exceptionnellement cette année, la commune a perçu une dotation de 172 000 euros supplémentaires.

Une commune qui investit est donc une commune qui se tourne vers l’avenir et qui se veut dynamique.

 

Comment concrétiser la volonté de dynamisme à travers le budget ?

L’orientation annuelle est donnée par le budget primitif qui prévoit un certain nombre de dépenses et de recettes au cours de l’année et est voté fin avril.
Sur un budget, 80 à 85% sont des dépenses de fonctionnement et sont incompressibles. Il reste donc entre 15 et 20% pour concrétiser les ambitions des élus au travers des investissements.

Le budget primitif est ajusté par le budget supplémentaire qui est voté traditionnellement de septembre à novembre. Cet exercice permet d’équilibrer les recettes et les dépenses.

Une méthode en 2 temps qui permet aux élus d’avoir une meilleure visibilité du budget avec les impératifs de la vie communale et les événements de l’année.
Notons que les budgets ont été votés à l’unanimité des élus et que lors du budget primitif les élus ont décidé, sur proposition du Maire, de ne pas augmenter les impôts locaux.

Le travail des élus doit donc permettre de donner à la commune des moyens, tout en ayant de la rigueur budgétaire, et, en pensant à l’avenir, en gardant un excèdent, « une poire pour la soif », pour faire face aux dépenses imprévues.

 

 La préparation des années à venir

Pour l’avenir, les décisions de Monsieur Macron de supprimer les contrats aidés, de supprimer la taxe d’habitation, de baisser les dotations de 13 milliards d’euros, sont des mesures qui auront des incidences fortes sur les prochains budgets et vont enrayer le dynamisme de la commune.

Pour rappel, de 2013 à 2017, nous avons perdu 250 000.00 euros de dotations.
Je continue donc de travailler ardemment à œuvrer pour le développement de la commune et à trouver les moyens d’obtenir des subventions.

Lors d’une des dernières réunions du Conseil Municipal, j’ai demandé de préparer quelques élu(e)s au montage des budgets futurs et de suivre la comptabilité avec la rigueur nécessaire au bon fonctionnement comptable.

René LOGNON
1er Adjoint au Maire
Chargé des finances
Conseiller Départemental
Président de la CCNS